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LE MARCHÉ FRANÇAIS des TÉLÉCOMS

L'Arcep publie les principales données économiques du marché 

Paris, le 19 mai 2017

A l'occasion de la publication de son observatoire annuel, l'Arcep fait le point sur les principales données économiques qui caractérisent le marché français des télécoms en 2016.

La migration vers le très haut débit est enclenchée

La majorité de la croissance annuelle des accès internet fixe provient, pour la première fois, des abonnements FTTH (2,2 millions en décembre 2016, + 740 000 en un an).

Depuis deux ans, seuls les accès internet en très haut débit progressent (5,4 millions en 2016, soit +1,2 million en un an).

Au total, les accès très haut débit représentent aujourd'hui 20% des 27,7 millions d'abonnements à internet (NB : plus de six sur dix sont de débit supérieur à 100 Mbit/s).

L'adoption de la 4G est une tendance forte

Sur le marché mobile, la conversion des clients aux forfaits se poursuit. Leur nombre (61,6 millions) ne cesse d'augmenter (+3,4% en un an), notamment au travers d'offres permettant de bénéficier d'une remise grâce à un couplage avec l'accès fixe (NB : fin 2016, le marché compte 19,2 millions d'offres couplées fixe-mobile).

Par ailleurs, les clients n'hésitent pas à conserver leur numéro lorsqu'ils changent d'opérateur : ainsi, 6,9 millions de numéros ont été portés, un niveau bien supérieur à ceux enregistrés les trois années précédentes.

L'adoption par les clients de la 4G est particulièrement marquée avec près de 10 millions d'utilisateurs supplémentaires en un an (soit 44% des cartes SIM).



La consommation de données depuis les terminaux mobiles est en plein essor (un million de téraoctets, +85,9% en un an)

Grâce à cette forte croissance du nombre de clients 4G, le trafic de données sur les réseaux mobiles double à nouveau cette année (NB : les clients 4G sont en effet à l'origine de 85% de la consommation de données, leur consommation étant largement supérieure à celle des autres clients : elle atteint 2,8 Go par mois).

A l'inverse, le trafic téléphonique est stable (237 milliards de minutes en 2016) pour la troisième année consécutive, la consommation croissante de téléphonie mobile (+5,4% en 2016) compensant tout juste le recul du fixe (-9,4%). La consommation moyenne par carte SIM (3h15 par mois, +8 minutes en 2016) dépasse désormais la consommation depuis les box qui ne cesse de diminuer (2h57, -25 minutes en un an).

Enfin, le nombre de SMS envoyés (203 milliards, +0,2% en un an) n'augmente plus, tout comme leur consommation moyenne mensuelle (-2 SMS par mois, soit 245 messages par mois).



Les prix des services mobiles continuent à baisser, mais désormais très modérément

Les prix diminuent de 1,6 % en moyenne par rapport à 2015 (à comparer à une baisse de 4,9 % en 2015 et de 10,6 % en 2014).

Cette baisse des prix est due uniquement aux forfaits (- 1,9%), tandis que les prix des cartes prépayées augmentent de 1,5%.

La baisse des prix des forfaits (avec et sans subvention du terminal) provient principalement d'une augmentation des volumes de données inclus dans ces offres. Elle concerne, dans des proportions comparables, l'ensemble des types de clients, mais les tendances sont différentes :

- Pour les petits et moyens consommateurs, les baisses de prix enregistrées sont respectivement de 1,3% et de 2,2% par rapport à 2015, en nette inflexion par rapport aux années précédentes (respectivement -9,9 points et -2,7 points).

- Pour les gros consommateurs, les prix diminuent de 2,1%, alors qu'ils augmentaient de 0,7% en 2015.

Les prix des services fixes diminuent légèrement

Les prix des services fixes diminuent de 1,4 % en moyenne par rapport à 2015, alors qu'ils étaient quasiment stables entre 2014 et 2015.

- Pour les offres avec accès à internet en haut et très haut débit, les prix diminuent de 2,1 % en moyenne en 2016, alors qu'ils avaient augmenté de 0,5 % en 2015. Cette évolution est causée par des ajustements de tarifs à la baisse, principalement concentrés sur la fin de l'année 2016.

- Concernant les offres de téléphonie sur accès bas débit, aucune évolution tarifaire n'est enregistrée en 2016. Les prix augmentent, en moyennes annuelles, de 1,1 % entre 2015 et 2016 par l'effet d'inertie dû à la hausse du tarif de l'abonnement téléphonique en mars 2015. Au global, sur la période 2012 à 2016, les prix de ces offres ont augmenté de près de 10 %.

Le revenu des opérateurs continue à baisser, mais moins que les années précédentes

La baisse du revenu des opérateurs ralentit pour la troisième année consécutive. Si ces revenus reculent de manière continue depuis 2011, l'intensité de la baisse (-1,1% en 2016 et -0,6%, hors services à valeur ajoutée) ne cesse de diminuer depuis deux ans.

Le revenu des opérateurs s'élève ainsi à 35,7 milliards d'euros hors taxes (NB : 32,2 milliards hors revenus annexes : terminaux, etc.).

Le déclin du revenu des opérateurs ralentit nettement tant sur le marché fixe que mobile. Le revenu des services fixes (16,9 milliards d'euros HT) enregistre une baisse de 0,5% en un an. Celui des revenus des services mobiles (14,1 milliards d'euros HT) baisse de son coté de 0,7%.

Le montant des investissements atteint un niveau record, l'emploi (direct) baisse

Le montant des investissements réalisés par les opérateurs (hors achat de fréquences) croît de 13,4%, supplantant ainsi le niveau élevé constaté en 2015. Il atteint 8,9 milliards d'euros en 2016, un niveau jamais atteint depuis que cet indicateur est suivi par l'Arcep.

Cette évolution est notamment due à l'accroissement des montants investis dans le déploiement des réseaux à très haut débit, fixes et mobiles (qui représentent 34% des montants totaux investis, soit 3,0 milliards d'euros, en croissance de 25,1% en un an).



Les opérateurs emploient directement 115 000 personnes à la fin de l'année 2016, en diminution de 3 100 personnes en un an, en ligne avec la baisse tendancielle observée ces dernières années (-3 000 à -4 000 par an).



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